Descriptif de l'organisation matérielle en CO
Votre établissement programme de la course d'orientation en champ d'apprentissage n°2 ? Vous vous posez des questions sur la conception d'outils et sur l'organisation matérielle pour une leçon. Quel matériel utiliser ? Comment le mettre en place avant une leçon ? Nous y répondons sur cette page. Le choix, la conception des outils et du matériel utilisé sont essentiels: ils contribuent à la
bonne organisation de leçon, mais aussi doivent faciliter les apprentissages des élèves.
Les cartes :
Leur conception :
- En premier lieu, il faut vous procurer les cartes des lieux si vous n’en avez pas : tournez vous vers les établissements voisins, les clubs de CO… ou dans le pire des cas, repérages sur le terrain!
- Ensuite, il faut considérer la carte comme l’outil pédagogique n°1 : elle doit être claire pour l’élève ; les éléments présents sur la carte doivent faire l’objet d’une réflexion dans la mesure où ils vont déterminer son niveau de complexité pour l’élève. Ainsi, il ne faut pas hésiter à retoucher les cartes (Logiciel Purple Pen) afin de s’adapter au niveau de l’élève, afin de le contraindre à utiliser tel ou tel type d’éléments pour se repérer (Cf plus loin dans le document).
Leur utilisation :
- Possibilité de les plastifier (ou de les mettre dans des pochettes transparentes), de faire noter au stylo indélébile les postes, puis de les effacer (avec de l’alcool ménager et un coton imbibé).
- Chaque élève doit avoir une carte (tous doivent chercher à s’orienter même s’ils sont en groupe).
Voici un lien vers un document résumant les différents éléments de légende d'une carte en course d'orientation.
Les balises :
Quel type de balise utiliser ?
- Balise « mobile » avec pince :
Inconvénient : à moins de bénéficier d’une installation avec des balises fixes,
vous devez les installer avant chaque séance. De plus, si vous utilisez des balises
classiques de CO , vous risquez de vous les faire voler ou déplacer...
Astuce : vous pouvez avec du câble, un serre-câble, une pince et un bout de
rubalise, confectionner vos balises. On verrouille le serre-câble avec une clé de 8.
Ainsi, elles sont moins cher, moins « attrayantes » que les balises classiques.
Comment organiser la pose, dépose des balises ?
- Pose des balises par les élèves ?
Avantage : pas besoin d’installer avant la leçon ; cela peut aussi faire l’objet d’un
apprentissage spécifique.
Inconvénient : peut prendre du temps en début de leçon, nécessite une certaine
organisation ; et surtout, engendre de nombreuses erreurs de placement (même
si on donne aux élèves une photo du poste).
- Ou pose des balises par l’enseignant ?
Avantage : les balises sont (normalement ! ..) bien placées ; et on gagne du
temps de pratique.
Inconvénient : il faut s’organiser, parfois se lever tôt !
En vue d’optimiser les apprentissages des élèves, je pense que la pose des balises par les enseignants est
la plus adaptée.
Conseil pour minimiser les contraintes de cette installation : regrouper les cycles de CO sur les mêmes périodes, voir les mêmes journées, afin d’installer une seule fois et de se répartir
le travail.
Remarque : la balise ne doit pas être cachée
" elle doit simplement être visible à son arrivée au poste.
- Et la désinstallation des balises
Si vous avez le temps, faites le faire par les élèves. C’est beaucoup moins
contraignant que l’installation (2 balises par groupe). Sinon, vous êtes bon pour
revenir après les cours.
Un chrono (ou une montre) par groupe :
- Pour un niveau 1, le respect des limites de temps est primordial. Pour le niveau 2 également, avec en plus une exigence de vitesse. DONC l’élève doit avoir en permanence « un repère temporel
Un tableau de départ :
- Pour savoir à tout moment depuis combien de temps sont partis les élèves, sur quel parcours (outil de sécurité)
Un tableau de correction :
- Il est à mon avis nécessaire d’organiser le plus vite possible une l’affichage d’un tableau de correction pour l’ensemble des parcours. (Cf plus tard, tableau de parcours)
- Connaissance du résultat
- Evite les files d’attentes devant le prof, notamment en début de cycle où les parcours sont courts et
les retours fréquents.
- Permet au prof de se décharger de cette tâche de contrôle pour se focaliser sur les (nombreuses)
autres tâches, notamment celle de régulation des apprentissages.
Un carton de contrôle :
- D’apparence anodine, il peut être utilisé comme un véritable outil pédagogique. Par exemple :
Si les parcours ne sont pas directement inscrits sur les cartes, vous serez amenés à
attribuer un parcours à l’élève… qui devra allez voir à quel balise il correspond... et reporter sur sa carte ces balises à l’aide de la carte-mère... Donc vous aurez besoin d'afficher également :
Les parcours :
Vous attribuez un parcours aux élèves, ils viennent
identifier quelles balises ils doivent trouver sur ce
parcours. Par exemple, vous donnez le parcours « Roxane » à un groupe : ils savent qu'ils devront chercher les balises 17 et 16.
"
Remarque : sur cet exemple, la correction est intégrée au tableau des parcours. C'est pratique (moins de documents à afficher) et ce n’est pas gênant dans la mesure où les
poinçons sont difficilement falsifiables.
Par exemple :
La carte-mère : (carte avec tous les postes utilisés dans la leçon)
- Ensuite, une fois qu’ils savent quel numéro de balise chercher, ils viennent repérer sur la carte mère son emplacement et le reportent sur leur carte.
- Intérêt de la carte-mère
- Essentiel avant la leçon pour poser les balises.
- Une seule carte avec toutes les balises pour toutes les situations et tous les élèves.
Et la boussole ??
- Pas fondamentale du tout, surtout pour les niveaux de compétence 1 et 2.
- A la rigueur, elle peut être utile pour orienter sa carte… regagner une ligne directrice
connue (-> sécurité). Mais son utilité se cantonne là, à mon avis dans le cadre des
acquisitions de niveau 1 et 2. De surcroît, elle est source de surcharge informationnelle
pour les élèves qui se centrent sur elle (la boussole est fortement connotée dans la représentation de
la CO des élèves).
- Pour des élèves confirmés, elle peut contribuer à l’acquisition des compétences de
niveau 4 ou 5.



